Écrire : la forme est-elle importante ? - La Langue de Molière

Écrire : la forme est-elle importante ?

19 octobre 2015

Quand vous lisez un extrait de cet ouvrage (je ne citerai ni  son nom ni celui de son auteur parce que cela risquerai de lui porter TROP préjudice bien que la liberté d’expression me permette de la nommer sans crainte) vous remarquez que l’auteur confond page 5 « peut-être » et « peut être » ainsi  que « rentrer » et « entrer ». En page 6, « qu’une seconde que chacun de nous puissions tout perdre » au lieu de « qu’une seconde que chacun de nous puisse tout perdre ». Dans les pages suivantes, nous avons droit à une ponctuation aléatoire, gênant la lecture. Et je passe sur les poncifs et une écriture plus parlée qu’écrite : l’auteur m’a demandé « de quoi je me mêlais »… oubliant que lorsqu’on publie un extrait et qui plus est un ouvrage entier, on doit en assumer les critiques. Comme le débat fut coupé court puisque dérangeant pour l’auteur, je le continue ici, chez moi !

Du coup, je n’ai pas envie de continuer à lire son ouvrage, trop de fautes de formes tuant le fond qui peut être (en deux mots) intéressant pourtant !

Les auto-édités se tirent une balle dans le pied en n’essayant pas d’être parfaits, plus en tout cas que les édités par la voie normale. Et par cela, une brebis galeuse jette l’opprobre sur tous les auto-édités qui travaillent pourtant bien en majorité.

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>>> Suite :

PS Bis : je vous fais part du débat de haut vol sur Facebook par un autre auteur, Nunzia Benedetti,  qui n’accepte pas que l’on relève des fautes de son amie (?). Je l’ai mis ici car après insultes et accusations trompeuses, celle-ci, ô peine ultime, m’a banni aussi ! Notez que mes critiques ne valaient que sur la forme, pas sur le fond qui a l’air très intéressant.

PS ter : Ah, un dernier mot reçu de la part de l’auteur de l’ouvrage : « Tu retires ce que tu as mis sur moi sinon c’est une plainte aux fesses pour acharnement sur personne handicapée qui essaie de s’en sortir dans la vie et de faire connaître sa maladie! Si ce n’est pas fait,demain je préviens [mon éditeur] ! » . Mail est simplement signé « Utilisateur de Facebook ». Effectivement, mon crime est de ne pas aimer les fautes de formes d’un ouvrage publié. Ai-je tort ? Votre avis ? Dois-je supprimer cet article et cautionner la médiocrité de forme ?

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Moralité : si vous êtes auteur et si vous suivez les conseils de cette Nunzia Benedetti ou de l’auteur de l’ouvrage, après avoir été critiqué négativement sur la forme par un potentiel lecteur pourtant bien intentionné, insultez-le car c’est sûrement de sa faute !!!



Rédacteur du site : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture


 
18 commentaires pour “Écrire : la forme est-elle importante ?
  1. Qui êtes vous Môssieur, pour vous prendre pour le maître des mots et de l’orthographe? Moi qui lis beaucoup, je n’ai pas la plaisir de connaître votre nom en tant qu’auteur. Peut-être n’écrivez-vous pas ?Ce livre n’a pas pour objet de servir de support de dictée. L’auteure (avec un e si cela ne froisse pas yeux) décrit avec ses mots, les maux rencontrés quotidiennement, vous pourriez au moins le respecter, Monsieur Brayer. Vous pensez que tout le monde peut s’offrir un correcteur professionnel ? Si vous avez trop d’argent, dites-le moi, je saurais en faire bon usage. Mais ne crachez pas sur une personne qui souffre ! La seule chose que je vous souhaite, c’est qu’un jour , ce sot votre tour de souffrir le martyr.

    • Madame, vous confondez FORME et FOND ! Je n’attaque pas l’auteur (que je ne connais pas et ne juge pas) sur ce qu’il est mais sur la façon dont il écrit. Vous me demandez si tout le monde peut s’offrir un correcteur pro ? Évidemment, non ! Mais pour autant accepteriez-vous qu’un plombier fasse mal son travail parce qu’il n’a pas de bon matériel ? Je comprends ses maux mais n’accepte pas ses mots ! On se doit en tant qu’auteur de respecter son lecteur. Merci de votre commentaire.

  2. Je ne mélange pas fond et forme. Quand vous pensez qu’une personne est bonne, ne faites vous pas abstraction de sa laideur ? Il me semble que vous pouvez jugez ce livre de la même manière.

    • Je ne juge rien, j’apprécie simplement. Certainement que « cette personne n’est pas laide », en clair, que le livre traite correctement le sujet, mais que la forme laisse à désirer, ce qui n’empêchera pas d’aimer le livre ou la personne. Maintenant, je trouve important de soigner son écriture au mieux, parce que les fautes commises et écrites risquent de devenir des règles admises : vous le voyez bien sur ce site avec tous mes articles, rien ne vous choque lorsqu’on maltraite la langue ? Si l’on parle tous une langue française différente, comment va-t-on se comprendre ?

  3. Bonjour Très cher Thierry!
    Je ne pensais pas vous avoir tapé dans l’oeil à ce point là que vous parliez encore de moi ce matin!Je serai presque flattée!Je voulais ,juste vous dire que j’accepte toute critique du moment qu’elle est constructive,mais traiter les gens de « brebis galeuse » et m’accuser d’avoir été médisante sur les auto-édités,je ne pourrai l’admettre!!Vous avez le droit de critiquer ce que vous voulez très cher,mais les insultes ne sont pas des choses admises et tolérables,ainsi que la diffamation!Réfléchissez à vos actes,car savoir écrire est une chose ,mais réfléchir en est une autre!Alors je vous demande une dernière fois gentiment,modifiez votre article,car internet ne rime pas avec « je fais ce que je veux et j’insulte qui je veux »,il y a des lois,donc à vous de les connaître…Merci de me laisser tranquille et de vaquer à vos occupations comme vous le faites si bien !

    • Vous n’êtes pas une brebis galeuse ! Je dis juste que lorsqu’un élément comment une erreur, c’est toute sa communauté qui est « jugée ». Quant aux insultes, il n’y en a eu aucune de ma part. Quant à vous et votre amie, vos répliques furent cinglantes et stupéfiantes. Je ne suis pas responsable de vos erreurs, et le message que je vous avais envoyé n’était ni des injures, ni insultes, ni rien : juste des remarques simples :

      – quand vous lisez un extrait de cet ouvrage vous remarquez que l’auteur confond page 5 « peut-être » et « peut être » ainsi que « rentrer » et « entrer ». En page 6, « qu’une seconde que chacun de nous puissions tout perdre » au lieu de « qu’une seconde que chacun de nous puisse tout perdre ».

      Que voyiez-vous dans cette simple critique ??? Où sont les insultes ? En quoi critiquè-je les personnes handicapées ? Quand dis-je que votre livre n’est pas intéressant ? Je vous propose juste des corrections pour éviter que des lecteurs potentiels ne s’enfuient à la lecture de l’extrait qui se doit d’être impeccable.

  4. Vous oubliez que la « pluricultarilité » fait la richesse de notre pays et que les africains parlent le français beaucoup mieux que vous et moi. Vous avez un discours digne du FN, la langue française n’est pas une mais plusieurs

    • Tiens, bien parler français, je veux dire correctement, c’est être du Front National ? Stupéfiant votre raccourci ! Vous dérapez, car ce n’est pas le sujet de départ !!!

      La pluricultarilité est la richesse de toute langue. Que les africains parlent mieux que vous et moi, certes, mais quel rapport avec le sujet ? Pour le cas, je parle de grossières erreurs basiques comme : « il peut-être beau »au lieu de « il peut être beau ». Sincèrement, vous débordez !

  5. « Et par cela, une brebis galeuse jette l’opprobre sur tous les auto-édités qui travaillent pourtant bien en majorité. » écrit par vous-même dans votre article ci-dessus!

  6. Bonsoir, ce n’est pas du tout sympa de vous en prendre à < < L'auteur de l'ouvrage >>. Je reconnais qu’elle fait des fautes d’orthographe, ou de ponctuation, et alors ? Si elle a des lecteurs, c’est bien pour elle, et tant mieux, et la montrer du doigt pour cela, je trouve que c’est ridicule, et une grosse perte de temps pour vous. On fait tous des fautes, des erreurs… D’orthographe ou autres … On a pas tous les moyens de se payer un correcteur ! Alors, oui il y a des fautes, et alors ? Montrer cela sur votre blog, pour prouver quoi ? Je comprends que la forme est importante pour beaucoup, pour vous, mais laissez les gens s’exprimer ! En toute liberté ! On a le droit de faire des fautes ! Pour < < L'auteur de l'ouvrage >>, je pense que le plus important est d’exprimer ce qu’elle a sur le cœur, et tant pis pour les fautes de syntaxes ou autres, c’est un être humain, et on réussira quand même à comprendre le fond ! Et ce qu’elle veut nous transmettre. C’est ça le plus important, c’est d’être un être humain respectueux. Les mots, les lettres, ne sont pas des êtres humains, et on peut les malmener…On s’en fiche ! Là, vous ne faites que la descendre -ou plutôt son écriture-, mais pour pas grand chose, et ça l’atteint au plus profond d’elle-même. Vous devriez vous consacrer à des choses plus utiles, et plus intelligentes. Car je pense que vous faites une erreur en faisant cela. Pas d’orthographe, certes, mais c’est pire… J’ai lu son premier ouvrage « L’héroïne », qui m’a plu et m’a marqué, et même si j’y ai vu parfois, oui, des fautes, eh bien, j’en ai fait abstraction, parce que j’ai compris, qu’elle a fait comme elle a pu, et le plus important, c’est ça pour moi, faire de son mieux, tout en restant humain. Et son histoire m’a plu. Au lieu de dire, « oh regardez-moi ces fautes horribles qu’elle a fait ! » Vous devriez plutôt lire entre les lignes, et lire réellement son histoire, malgré ses fautes. Les fautes sont faites pour être corrigées, ce n’est rien. Mais blesser quelqu’un, c’est plus dur à être corrigé.

    • Est-ce que cela fut sympa de sa part de s’en prendre à moi ?

      Concernant ses erreurs d’écriture, je n’ai jamais voulu dire quelque chose comme : « oh regardez-moi ces fautes horribles qu’elle a fait ! ». Je les lui ai juste signalées sur sa page FB sans autre intention que de l’aider et de les lui faire corriger dans son ouvrage publié, ce qui reste possible aisément puisque édition à la demande. Aussitôt, je me suis fait insulter, menacer, bannir (donc interdiction de répondre), etc. ! Des copies d’écran de mes ouvrages ont été faites pour prouver que je fais aussi des fautes (alors que non : les pertes d’accents étaient dus à Google et aux navigateurs mal configurés) et donc pas légitime pour « juger » !!! N’importe quoi non ? Et j’ai toujours dit que je ne parlais que de la forme, jamais du fond, qui me semblait être un vrai sujet. La haine n’est pas de mon côté, je vous l’assure et je n’avais alors aucune intention de publier sur mon site quelque article.

      Vous pensez, et vous en avez le droit, que la forme importe peu si le fond est bon ? Moi mon travail est de dire que l’un est l’autre sont aussi importants. De toute façon, avec cet auteur, c’était des erreurs qui gênaient la compréhension. Pourquoi m’a-t-elle attaqué, moi le lecteur potentiel ?

      S’il vous plaît, remettez les choses dans l’ordre et vous verrez plus clair.

      Merci pour votre commentaire.

  7. DE LA PART de < < L'auteur de l'ouvrage >> :

    Vous pouvez m’interdire l’accès à votre site,ok,mais je ne suis pas plus bête qu’une autre et vous savez que j’ai raison!Vous êtes juste de mauvaise foi et préférez fuir ,après tout,mais vous ne pourrez pas bloquer tout le monde,mais ça animera votre site!Depuis votre critique j’ai déjà revendu deux livres,alors grand merci à vous!Bon courage et bonne continuation!Mais au fait,à part certains de mes proches,qui a lu votre article…Par contre nombre de personnes sont venues me défendre…Alors ne soyez pas utopique,et accepter à votre tour de recevoir la critique que vous savez si bien donner à vos concitoyens!

    • Mais Madame, je ne fuis pas, c’est vous qui m’avez banni, censuré, avant de m’insulter (j’ai toutes les copies d’écran) et donc interdit de vous répondre ailleurs qu’ici !!!

      C’est amusant, votre logique : vous avez le droit de me bannir, mais pas moi !!! Alors, je vous « de-bannis »,car c’est vraiment frustrant d’être banni (!!!).

      Vous auriez raison ? Bien se faire comprendre n’est pas important ? Cela ne regarde que vous…

      Vous mélangez tout : ce n’est pas parce que vous commettez des fautes que votre livre ne peut être vendu et apprécié ? Juste vos lecteurs s’en rendront compte, seront déçus, et puis rien d’autre ! Vos fautes ne sont que des taches, il faut les nettoyer sauf si vous pensez que cela n’a pas d’importance.

      Si je pensais une seconde que j’ai tort, alors j’aurai effacé cet article. Vous n’avez pas voulu me laisser vous répondre sur votre page, alors, assumez !

  8. Bonjour Thierry Brayer, je comprends votre position, et bien sûr, lorsqu’on écrit, je suis d’avis, qu’on doit faire attention à la compréhension et aux fautes d’orthographe. J’ai moi-même écrit un roman (mon premier : « Apocalipse », aux editions Edilivre), et bien qu’on m’ait dit que non, je sais qu’il doit y rester des fautes, car je ne suis pas parfaite, ni mon écriture. C’est vrai que j’ai beaucoup lu, relu, relu, relu et encore relu, mais il y a parfois des fautes qu’on ne voit toujours pas, parce que même avec le temps et l’expérience, on a des automatismes qui reviennent, pas forcément justes et on ne peut pas toujours tout vérifier à fond. Personne n’est parfait, on peut avoir des lacunes qui nous sont propres, peut-être parce qu’on ne vit pas tous les mêmes choses aux mêmes moments. Et on se doit de s’améliorer, ok. Pour tout. Je n’ai pas suivi toute la ‘polémique’ de près. Je trouvais juste pas sympa de montrer ses fautes d’orthographe, de la ‘stigmatiser’ pour ça, car je trouvais que c’est juste se moquer, en quelque sorte, et ça me paraissait assez maladroit. Mais vous aviez le droit de le faire. Personne ne peut vous en empêchez si vous avez acquis son livre, et que cela vous a ‘choqué’. C’est juste que dans le groupe des Edilivroux, on s’en fiche des fautes, tout le monde a le droit de s’exprimer, peu importe l’écriture et les fautes, on est tous égaux… Donc on peut paraître rudes quand quelqu’un s’en prend à l’orthographe d’untel. Je comprends que vous aussi, vous vous êtes ‘défendu’… Bon… Je comprends aussi que la forme peut être aussi importante que le fond, pour beaucoup, c’est un +… C’est en effet plus ‘agréable’, de lire un livre qui est intéressant, et également, bien orthographié, car ça donne plus de crédibilité au récit, ok. Je défends juste une amie, une auteure que j’ai lue, et que j’admire pour son courage, car comme j’ai lu son histoire, j’y suis très sensible. Oui, il y a des fautes, et je suis sûre qu’elle réussira à les corriger, et son texte n’en sera que meilleur, c’est certain. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir fait de longues études, on a pas tous le même niveau en orthographe etc… ça ne devrait pas nous empêcher de nous exprimer, pour autant, même si c’est dans un livre, que tout le monde peut lire, et qui du coup est exposé à tous, aux lecteurs potentiels qui en effet on le droit de critiquer… Toute la vie on en apprend des choses … Ne lui en tenez pas rigueur, ni à moi, ni à personne… Il y a en effet des choses bien plus importantes ! Je comprends < < L'auteur de l'ouvrage >>, comme je vous comprends également…. Et les quiproquos sont partout, toujours difficiles à démêler … Bonne journée.

    • Notez que je suis autodidacte, et que je collabore souvent gratuitement (je suis coach en écriture : heureusement que mes « élèves » ne réagissent pas comme cela). Je n’en « veux » pas à cet auteur de commettre des fautes, juste je lui ai fait remarquer que « peut être » n’est pas « peut-être » et que cela gène la compréhension de son texte : où faire cette remarque sinon sur sa page, ou la page du groupe ? Un simple : « oui, effectivement, pouvez-vous m’aider » et hop, l’affaire était réglée. Notez aussi que ce ne sont pas des fautes d’orthographe, mais plutôt de rédaction, de compréhension, des maladresses. Je comprends que l’auteur (elle, moi, vous…) ne veuille pas recevoir de critiques, c’est vexant, déplaisant, rabaissant… Mais alors, qu’il ne se montre pas ! Elle n’a rien demandé ? Si, justement, en s’exposant, elle risque la gloire et son contraire. On est trop habitué sur FB à ne recevoir que des « j’aime », car impossible de dire le contraire : au mieux, si on n’aime pas, on ne dit rien. Mais sa réaction fut disproportionnée.
      Vous êtes une bonne avocate, en tout cas.

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